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Soundclash sessions à Paname city

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A l’aube des années 2000, le monde du dancehall a vibré de sa propre compétition avec le championnat de France des sound-systems, organisé par l’association Maffe Soul System. Entre combat de catch et vraies rivalités, humour et coups bas, véritables performances artistiques et envolées lyriques, le spectacle était au rendez-vous. Plongée dans l’univers dancehall du début du siècle.

(Un texte paru dans Novamag en novembre 2002)

Le ragga dynamite les charts français depuis plusieurs mois. Du moins, en ce qui concerne les compilations. DJ Xela a lancé l’offensive avec sa Ragga Connexion. Depuis, c’est l’euphorie dans les bacs : Cut Killer s’y est collé avec son Ragga Killa Show. Là, je m’arrête sur les DJ réels – les DJ virtuels n’existant que sur une pochette de disque étant légion. Reste que personne n’est allé chercher pour l’instant les DJ originels du dancehall français, des figures comme Lord Zeljko, ou encore des sound-systems habitués des nuits parisiennes afin de réaliser ces disques destinés à un grand public lassé du rap qui a dominé les années 90. Et les artistes frenchy, hormis un Big Red ou un Yaniss Odua, restent dans l’ombre. Je suis parti à la recherche des Raggasonic et de la Princess Erika de demain. En commençant par plonger dans le championnat de France des sound-systems, dont les 1/8ème de finale avaient lieu courant octobre à Paris…

Oui : une coupe, comme chez les amateurs de football, avec éliminatoires et finale à la clé (qui se déroula à l’Espace Européen, le 21 décembre 2002, et non au Stade de France), une compétition avec ses grigris et ses coups bas (en Jamaïque, ça allait jusqu’au sectionnement des câbles), ses rumeurs, ses supporters et un prix : un aller/retour en Jamaïque, avec le budget nécessaire pour se graver quelques dubplates… La dubplate est au sound-system ce que le pied de Zidane est au football. La compétition est inhérente au dancehall. Mais reprenons au début, au tout début…

Tout commence en Jamaïque

Le sound-system est à la base de tout, dans le dancehall. La fondation même de la musique jamaïquaine, donc de la majeure partie des musiques de danse d’aujourd’hui, hip-hop et techno compris. « Les sound-systems sont venus des bruits de la terre, de tout en bas, et il leur a fallu longtemps pour se faire respecter. Sans le sound-system, il n’y aurait pas de musique jamaïquaine » dit dans le livre Reggae Explosion Winston Blake, le fondateur de Merritone, l’un des premiers sound-systems de l’île.

Ce gars-là ne rigolait pas avec la qualité du riddim : Duke Reid (photo © DR)

Ce gars-là ne rigolait pas avec la qualité du riddim. Ni sur le reste, d’ailleurs : Duke Reid (photo © DR)

Une nuit d’hiver, le 26 décembre 1950, le plus réputé des opérateurs de sound-system, Tom the Great Sebastian, anime un bal. Problème : plus d’alcool, source de revenus indispensable. Il lâche les platines, ou du moins la platine 78 tours, et fonce approvisionner le bar. C’est Count Machuki qui passe les disques pendant son absence, il empoigne le micro pour se mettre à parler par-dessus les disques. Les chevaucher.

Le dee-jaying était né, et le public adora. Vite, Machuki et son flow devinrent une arme puissante pour lutter contre les autres sounds, car déjà la compétition régnait, et le principal concurrent de Tom the Great Sebastian,  Nick the Champ, en fit les frais. Plus tard, Tom the Great Sebastian s’exila, fuyant la violence exercée par Duke Reid, un ancien policier qui débarquait avec ses nervis pour semer la terreur chez les sounds adverses. Duke Reid, voyou, oui ; mais aussi producteur de génie…

King Stitt

The original King Stitt (photo © DR)

Machuki devint le dee-jay attitré du Coxsone Downbeat, avec King Stitt qu’il repéra – ce dernier fut de longues années durant l’homme à tout faire du studio de Coxsone. Puis Prince Buster, d’abord affilié à Coxsone, déboula. Et mit tout le monde d’accord avec son propre sound, le plus puissant du pays. Car la puissance sonore et la rondeur de la basse restent une valeur sûre pour attirer le public. Et ainsi de suite. L’histoire de la musique jamaïquaine résonne constamment d’histoires de soundclashs, ces affrontements entre sounds où au final les deux prétendants se mesurent au rythme d’une sélection chacun, la victoire se jouant au déchaînement de cris et d’applaudissements sur le dancefloor. Le premier remix, issu d’une erreur de gravage, était une version amputée de la voix du On the Beach des Paragons. Lorsque Rudy Redwood le joua sur son sound, Supreme Ruler of Sound, les gens chantèrent les paroles… Succès. King Tubby, attentif, en rajouta ensuite dans les effets, rendant les gens fous avec l’écho… Dub ! Et comme son dee-jay était daddy U-Roy, on imagine la puissance des prestations. Et le reggae digital, apparu avec le Sleng Teng de King Jammy en 1985… Encore un soundclash qui vira au triomphe, entraînant 400 versions de ce riddim, et il en sort sans cesse.

Les immigrés jamaïquains sont au fil des années partis pour Manchester, Londres ou Bristol, propageant la bonne parole du sound-system : on leur doit la Wild Bunch, Massive Attack, la jungle de Congo Natty et Full Cycle… A New York, un jeune yardie nommé Kool DJ Herc lança les block partys. Ses premiers fans ? Grandmaster Flash, Afrika Bambaataa, Grand Theodore Wizard… Impact maximum. Le sound-system est à la base de toute notre culture dance, c’est désormais entendu. Retour en France.

L’école du micro d’argent

Tous les grands noms du reggae français sont issus de cette scène : les Raggasonic, Big Red et Daddy Morry, Princess Erika, Daddy Nuttea, Puppa Leslie, Tonton David… Les premiers sound-systems, les premiers toasters sont apparus aux alentours de 1983. Supa John était déjà là. L’une des plus belles voix du reggae français, injustement méconnu. Il vient de poser sur le riddim Savage, du label Mek it Happen. Conseillé. Derrière le succès de plus en plus proche de la variété des premiers échappés de l’underground, plus rien ne se passa de visible jusqu’à cette explosion de compilations. Qui coïncide avec la naissance d’une flopée de petits sound-systems dans l’underground parisien. A l’Euro bar, au Bantou bar, à l’Espace Baobab, à La Pêche de Montreuil, les sounds se multiplient. Et remplissent. Pas un hasard si Big Red me glisse « vouloir retourner à la source, retourner faire des sounds, en province les mecs se bougent, c’est chaud ! ». C’est dans les sounds que l’on gagne sa crédibilité, que l’on mesure son impact, que l’on se ressource.

Pour la troisième année consécutive, Maffé Soul System – aka Rojah, promoteur de soirées – organise le championnat de France des sound-systems. Après des présélections régionales, les survivants ont commencé à s’affronter courant octobre, pour les 1/8ème de finale. Quatre pools de trois concurrents, deux qualifiés à chaque fois. C’était au Divan du Monde. Dès le premier soir, le niveau est élevé : Junior Sound, le vainqueur des deux premières éditions, remet son titre en jeu. La salle est bondée, la file dehors tout autant. Déjà très chaud quand j’arrive. On en est à la première session, chacun fait un set de 30 minutes. Suivi d’un second de 20 minutes où doivent défiler les dubplates… Junior Sound enchaîne, efficace, du bogle à foison. Leurs supporters répondent présents. Yessaï Crew, les grenoblois, galèrent. Eux débutent, sont bien loin pour pouvoir cuter autant de dubplates jamaïcaines, ils s’en tirent avec quelques artistes locaux. Mais pas de supporters dans la salle, Grenoble est loin… En face se présente Blackwarell Sound : Gwada power ! La communauté guadeloupéenne a répondu présent, et les cornes de brume comme les cris retentissent dans la salle… Le jeu de scène est époustouflant, Tiwony au micro dynamite la concurrence (ce sera le seul à vraiment toaster), les jeux sont faits. Ils en rajoutent dans la touche communautaire, jouent du Yaniss Odua en dubplate, sortent le récent hit Pull up du compère Féfé Typical – qui vient de sortir un album avec Tiwony… C’est dans la poche : number one, Blackwarell Sound, from Gwada. Pour l’anecdote, 109 points à l’applaudimètre. Junior Sound deuxième, et Yessaï Crew rentre à la maison. Il a fallu refaire le vote, l’assistance ayant usé de corne de brume, ce qui est strictement interdit. Un master of ceremony des grands jours lança alors une longue diatribe disciplinaire, écoutée silencieusement ou presque, un grand moment surréaliste face à une salle blindée et surexcitée quelques secondes auparavant… Mais une anecdote qui suffit à faire taire les rumeurs extérieures de violence : partout ailleurs, les verres auraient volé sur scène.

J’ai essayé de rencontrer Tiwony. Il m’avait bien filé un téléphone après le show, le numéro de son manager. On convient d’un rendez-vous Porte d’Orléans. Ils doivent venir me chercher, pour que l’on se pose dans leur studio. Personne. On me file le téléphone de Féfé, il ne sera pas là tout de suite. Je file au studio. Tiwony n’est pas là… Deux heures et toujours rien. Mon camarade d’attente, au studio, me fait écouter une flopée d’artistes antillais, certains produits par ses soins. La diaspora assure question ragga – les cuts valent souvent le détour, comme ceux d’Admiral T ou Apach. On entend parfois résonner les gwokas au loin. Le toast oscille entre créole, français, anglais. La culture dancehall toujours regarde vers ses racines. En France aussi. C’est ce qui fait sa richesse par rapport au rap, trop souvent tourné vers l’Amérique. Mais je n’aurais pas vu Tiwony et Féfé Typical : ils ne sont jamais venus. Dommage, leur album Double Trouble Express déchire. Les prochains Raggasonic, ce sont peut-être eux.

Le lendemain, back au Divan du Monde. Le niveau est beaucoup moins élevé, il faut bien l’avouer. Les parisiens de Heartical Sound posent de bonnes tunes, c’est sûr. Très conscious, et on leur est reconnaissant de jouer Queen Omega. Mais ça manque de pressure, d’un dee-jay qui chauffe vraiment à la place du commentateur… Les toulousains de Burn Dem Sound, trop timides, trop basiques, seront ceux qui rentreront at home. Reste le cas Stereo Earthquake, aka Manu qui gère tout tout seul. Lui vient de Grenoble, c’est l’un des anciens de la scène.

Sa première session est loin d’impressionner, mais lors du set de 20 minutes, c’est l’euphorie : de la bonne dubplate, et surtout, un one man show époustouflant et des piques bien lancées au micro. C’est lui le gagnant. Je ne l’ai pas rappelé : j’ai mal noté son numéro. Le problème, avec ce genre de sujet, c’est que l’on se met vite à fumer trop de ganja.

Champion sound

Rendez-vous avec le Junior Sound. Ah oui, pardon… King Junior Sound, désormais : « Avant, on était les plus petits, c’est pour ça qu’on était Junior, maintenant on a grandi, on est champion, on rajoute King ! » Une tradition dans le dancehall, car pour la reconnaissance et l’anoblissement, côté officiel, on peut prendre racines. Et les roots, dans le milieu des sounds, ça a une tout autre valeur qu’une longue attente inutile… Alors on s’appelle Lord (Coxsone) ou Prince (Buster). Ou King Junior Sound, donc. Qui se pointent un soir dans les studios de Nova. Supa Pat et Seng-Noti, deux des co-fondateurs du sound, managers et grands frères (et deux groupies anglaises que l’on essaye de me faire passer pour des journalistes en reportage). Ils parlent au nom de tous, des petits frères qui sont sur scène. Natty Tony le MC et Man Billy le selector. Cinquième larron, Mister Simon, lui aussi des débuts en 1995. Les grands frères étaient musiciens dans des groupes de reggae ou de jazz auparavant, côtoyaient la scène hip-hop via les Démocrates D, avant de s’ancrer dans la culture reggae et de lancer le Junior Sound.

« Nous c’est reggae music avant tout, on aime la vibe. On n’est pas rasta, mais on suit la philosophie. » La compétition, le championnat, comment ils voient ça les Junior ? « Avant, tout le monde à Paris prétendait être le sound numéro un dans la place. Rojah de Maffé s’est lancé dans l’organisation du championnat. On a gagné, et les autres, on les a pas vu. Maintenant ce sont des jeunes sounds qui viennent se frotter à nous ». Si le King Junior Sound dispose désormais d’un certain nombre de fidèles et d’une bonne réputation, cela ne va pas sans quelques médisances. Ils sont ainsi accusés d’être les protégés, voire d’être financés par Maffé. Démenti catégorique : « Rojah nous a fait jouer plusieurs fois, on est potes à force de se croiser et on se respecte, mais Junior Sound c’est nous et il n’y a aucun arrangement ! » Eh, et c’est pas un peu macho, le dancehall ? J’ai bien vu des filles dans la salle, mais aucune on stage, et peu de noms, de disques circulent… A la rigueur quelques featurings, mais c’est bien tout. Réponse : « Tu connais pas Lady Sweety, toi ! ». Non. On y revient, ça va devenir un leitmotiv au fil des rencontres.

Comme avec le Shadow Killa, du côté d’Ivry. Les finalistes de 2001, qui s’abstiennent cette année. « Le championnat, on l’a fait pour la promo. C’était toute une histoire. On a eu les premières sensations de clash, on n’en avait jamais fait : nous n’étions pas prêts ! Et il fallait des dubplates, et il faut de l’argent pour ça. On a fait ça à la débrouillardise… C’était le pied à l’étrier. On a passé les qualifs, on s’est retrouvé en quart, on n’y croyait pas, et en demi, c’était abusé ! Contre Roots Rebel… Eux, c’était bobo ashanti, look Sizzla, impressionnant. La culture rasta, on la connaît, mais on n’est pas nés en Jamaïque, on a chacun eu notre éducation. C’est la musique qui nous a trouvé. On a fait ce clash, une fois dans le truc, tu rentres dans le jeu, tu peux plus reculer. Et on est passé… On ne s’est pas représenté pour des raisons financières, on roule pas sur l’or ! Tu dois payer au minimum 500 francs un artiste français pour une dubplate, plus le pressage à 400 francs, ça coûte vite cher. Et quand tu veux faire des jamaïquains à 4000 balles… Les jamaïcains, il y a des sessions le lendemain ou la veille de leurs concerts à Paris, c’est organisé maintenant. » Test : alors, macho, le dancehall ? « Non ! On appelle une femme une queen, une princesse. Y’a du respect. Tu peux voir une femme sexy venir en soirée, elle ne va pas se faire emmerder ! » Mais sur scène ? « Alors, ça vraiment, tu vois, t’as pas vu Lady Sweety toi… Pffffffff… »

Dancehall queen

Même question, et toujours la même réponse : Lady Sweety. Elle semble déchirer chaque scène où elle se pointe, et provoquer un effet irrésistible sur les mâles du dancehall. Sur internet, on peut lire qu’elle a fait lever un nuage de poussière sur le site du festival de Bagnol-sur-Sèze, où elle se produisait devant 3000 personnes. Lady Sweety, la fille à rencontrer, assurément. Je tente : parait que Rojah justement l’a booké à Bagnol. Dommage, Rojah n’a pas son calepin… Il me donnera plus tard le portable de la manageuse, non sans un « ah, Sweety… » Sa manageuse est ok pour une rencontre. Sauf qu’un autre manager me rappelle une heure plus tard. Ce n’est plus chez elle, le rencard, mais au McDo de la Porte de Bagnolet. Changement le jour même : la miss préfère recevoir à la maison. Nouveau rendez-vous avec la manageuse, devant la mairie de Pierrefitte. Enfin, nous allons chez Sweety… Et là, je rencontre une douce antillaise qui m’accueille en boubou et en pantoufles roses, le même rose que la pochette du maxi enregistré en featuring avec Sizzla, laquelle est posée sur le fauteuil. Sizzla, il doit pas la montrer à tout le monde, cette pochette rose : certains se sont retrouvés avec une réputation de baty boy pour moins que ça à Kingston.

Justement, un featuring avec Sizzla, ça se passe comment ? « J’étais en studio à côté de lui en Jamaïque, il enregistrait des dubplates avec des japonais. Il a tout laissé tomber quand il a entendu le riddim, il a exigé de poser dessus. Moi, j’avais même pas été le voir, il fait déjà peu de featurings, alors avec une fille… et il a accepté sur ce riddim ! Il a posé, il est revenu me conseiller quand j’ai posé, et une complicité est née, il m’a aidé aussi à faire l’autre face… C’est Jah, je vois que ça ! » Ouf. Belle entrée en matière. Une fois la discussion lancée, on ne l’arrête plus. Le propos fascine, tranche, toujours posé et réfléchi. Et vu de l’autre côté, macho le dancehall ? « Macho ! On est des princesses, oui, tant que l’on reste à notre place ! Mais si tu prends le micro, tu es une princesse sur laquelle il faut garder un œil, une rivale ! Surtout quand tu toastes, là t’es pas à ta place… Quand tu demandes un bogle, les mecs se demandent ce que tu fais. Et tu dois assurer deux fois plus pour te faire une place ! ». Et pour les clashs ? « Ca fait partie du jeu. Il y a trois sortes de lyrics : conscious, slackness et clash. Tu dois toujours avoir des clash-lyrics, car tu n’es jamais à l’abri d’un clash, d’un mec qui monte sur scène et qui dit ce soir je suis meilleur que toi – et tu dois pouvoir répondre ». Visiblement, elle sait répondre. Si bien que Cut Killer a placé son Senoritas sur Ragga Killa Show. Et ses autres textes, Trop de cœur, Sister Sister ou Donne Moi se sont éparpillés sur diverses compilations. Des textes où elle défend la cause des femmes, où elle s’implique : « J’ai un message à faire passer ». Lady Sweety a signé chez Warner. On risque d’en entendre parler. Guettez-là, et passez faire un tour aux championnats, on entre dans la phase la plus intéressante. Là où la compétition fait rage, où l’ambiance s’électrise…

Sébastien Broquet

Quelques disques de dancehall francophone :

Yaniss OduaYon pa Yon (Sekel / Small) : Le Martiniquais qui perce le marché local. Textes conscious, en créole et français. Quelques titres puissants, comme La Caraïbe. Et accessible.

Big RedRedsistance (Source) : Echappé de Raggasonic, le Grand Rouge n’en reste pas moins un toaster de talent, oeuvrant pour le rapprochement ragga / hip-hop. Efficace !

Cut Killer, Ragga Killa Show (Sony) Pour ceux qui veulent se désintoxiquer doucement du son jamaïcain : un mix du DJ star du hip-hop, mêlant riddims yardie et voix frenchy. Bonne introduction.

Compilation Savage (Mek it Happen / Nocturne) : L’un des meilleurs riddims dancehall produits dans l’hexagone, par le crew Mek it Happen, dispo en double CD. Défloré par Lady Sweety, Supa John, Lynnsha, Loo Ranks, Daddy Morry, Tiwony, Odua… Incontournable.

Tiwony & Féfé Typical Double Trouble Express (Jahmin / Next Music) : Le ragga kiffe les duos, et celui réunissant l’ancien Féfé et le jeune Tiwony bouscule les sounds. Avec le hit Pull up, et un beau Dulcinée. Blackwarell touch !

Kactus, Volume 1 (Naïve) : Un panorama presque complet de la scène francophone. Pour ceux qui ne connaissent que Beenie Man et veulent une vision d’ensemble du son french-créole, l’ouverture parfaite.

Lady Sweety feat. Sizzla (EMC / Warner) : Le seul skeud dispo de la Lady qui rend dingue le dancehall… Même le bobo ashanti Sizzla a craqué.

Le championnat de France des sound-systems, en 2003, vu par l’émission Tracks :

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