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Missill, la bombe humaine

Missill, féline

Missill, féline

Punk urbaine, nourrie du monde des jeux vidéos, de street culture, de sport, de hip hop comme d’électro, adepte d’un do it yourself intransigeant, Missill sait se réinventer en permanence tout en façonnant son propre univers acidulé autour de dj sets survitaminés et éclectiques. Elle sort un nouveau single aux accents rap, LovaKilla, révélant par la même occasion son propre flow.

Missill aux Electropicales (photo © Gwaël Desbont)

Missill aux Electropicales
(photo © Gwaël Desbont)

La presse anglaise l’avait surnommé la « punk urbaine » à ses débuts : une définition qui lui colle toujours à la peau, aussi bien que ses tenues de Wonder Woman brillant de mille paillettes. Plus que jamais, même : car Missill est de retour, munie d’un nouveau single épatant, LovaKilla, où elle place pour la première fois un rap de son cru. Décomplexée, survitaminée, la jeune femme a profité de quelques mois de pause pour composer : un nouvel album, le quatrième, est dans les starting blocks et verra le jour en novembre 2013, mêlant rap, électro et pop. 

Missill navigue à la manière anglaise entre underground et mainstream, avec brio et sans se soucier des puristes : son premier opus ne s’appelait-il pas déjà Mashup ? Artiste iconoclaste et inventive, elle se réinvente sans cesse sans se soucier du médium, pourvu que le message passe : toujours à contre-courant et pourtant dans l’air du temps, Missill reste une touche à tout, tour à tour styliste, dj, graphiste, street artist, beatmaker. Elle ne connaît pas le sens du mot « limite », allant jusqu’à créer son propre jeu vidéo, ses instruments de musique ou son appli Iphone. Punk, elle l’est avant tout par son esprit do it yourself, n’hésitant pas à s’investir dans chaque parcelle de sa carrière, du scénario de son clip à la création récente de son propre label, Superpowered.

Connectée, nourrie d’un faisceau d’influences extra-larges allant de la pop culture japonaise au hip hop américain, en passant par le rock indie, la sono mondiale et la scène électro, elle mixe et malaxe l’ensemble pour créer un univers unique et acidulé lui ayant valu les éloges de la presse internationale : de Novamag à Mixmag, la bible des dj’s en Angleterre, en passant par les covers de la presse branchée japonaise.

C’est principalement sur scène que Missill a façonné sa notoriété sans cesse grandissante, multipliant les dates – près de 700 à travers 35 pays, pulvérisant des festivals comme Glastonbury, les Vieilles Charrues, Sziget, Nuits sonores et bien entendu les Transmusicales de Rennes qui l’ont révélé – Jean-Louis Brossard, admiratif, lui avait même confié la réalisation de l’affiche en 2005. Les clubs comme Fabric et Ministry of Sound à Londres, le Trésor à Berlin, le Rex et le Social Club à Paris lui ouvrent régulièrement les portes.

Résumons : Missill c’est déjà trois albums, l’inaugural et bien nommé Mashup, suivi de Targets, et du concept Kawaii (mignon en japonais) centré autour de la culture 8-bit et des jeux vidéos 80’s, façon borne d’arcade, Mario Bros et Pacman. 

Toujours aux Electropicales...

Toujours aux Electropicales… (photo © Gwaël Desbont)

Sur ce dernier, s’invitaient des voix prestigieuses : l’américaine Rye Rye (protégée de MIA et Diplo), Aluna Francis (AlunaGeorges), MC Dynamite, le sud-africain Spoek Mathambo, Yarah Bravo… Missill a toujours su très bien s’entourer, en témoignent les rencontres avec Vicarious Bliss (Ed Banger), et récemment en Allemagne avec DJ Premier, l’orfèvre du son de Gangstarr. Missill partagea avec lui l’affiche aux festivals Rock in Park et Rock im Ring, une complicité en découla et les deux producteurs enregistrèrent ensemble un featuring avec les mythique M.O.P. dans le studio D&D de Premier, au coeur du West Side à New York. 

Missill contine de réaliser chacun de ses visuels et travaille actuellement à la réalisation d’une appli Ipad de son cru permettant de mettre en valeur le travail d’autres graphistes du monde entier : connectée toujours, collaborative, participative… Missill fonce mais ne laisse ni les autres ni sa conscience sur le bord du chemin. En témoigne sa dernière rencontre capitale, celle de Luc Abalo, star du handball tricolore et ambassadeur de Sports sans Frontières, ONG présente sur l’ensemble de la planète. Une collaboration annoncée sur la durée et se voulant un véritable projet commun.

Aucun doute, Missill est bel et bien de retour.

Sébastien Broquet

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