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La sélection du DJ : Prosper

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Le cri (photo © Gaëtan Tracqui)

Ce mec est un peu dingue, il faut bien le dire. Sex symbol averti, DJ extraverti, passant du funk sublime au break ultime, Prosper s’est fait un nom – et un corps – dans les soirées parisiennes les plus moites avant d’entamer sa campagne mondiale au profit d’un seul vainqueur : le dancefloor. Retour forcément attendu ce vendredi 31 octobre, à la mythique Java où Mesrine aimait à boire un verre, pour une Balance Maman hors du Train version TGV. Checkez également ses récents remixes pour DJ Zebra et pour Léonard de Léonard !

Avant d’aller mixer, à la maison, tu écoutes quoi ?

Jécoute au moins une fois par semaine un album des Rolling Stones (entre 1966 et 1970) ou un album de Prince (plutôt la période Revolution). Pour moi ce sont deux exemples de combinaisons parfaites entre talent et insolence (du moins pendant un temps). Mais le morceau ultime qui réveille le diablotin qui est en moi c’est le Endicott de Kid Creole & the Coconuts !!!

Le bon morceau pour un warm-up réussi ?

Un warm-up ne doit jamais être pris à la légère, il construit la soirée et sa future réussite. J’étais pendant un moment le pro du warm-up, jouant des trucs hip hopisant et funky breakbeat. Je me souviens de ce track que je jouais quasiment à tous mes débuts de soirées, sorti sur le label Catskills il y a une bonne dizaine d’années : The Mexican, Yogurt Mudflap. Parfait pour démarrer un set de façon hypnotique et groovy à la fois !!!

Pour faire décoller la soirée, quel est le titre parfait ?

Ca dépend du type de soirée, mais il y a des artistes qui mettent tout le monde d’accord depuis des décennies et pour longtemps encore, par exemple j’ai un remix atomique de James Brown par Featurecast. Si les gens ne suivent pas c’est signe que je vais passer une très mauvaise soirée ! James BrownGet Up Off That Thing (Featurecast Edit).

Le dancefloor est en feu, quelle récompense au moment du peaktime ?

J’adore ce morceau barré disco mutante de U-Tern qui s’appelle Style, Class, FlairUne espèce encore non identifiée de disco break house mutante qui rend les gens bien fous, et moi le premier d’ailleurs !

Quel est le titre que tu ne peux pas t’empêcher de passer à chacun de tes sets ?

J’ai bien rincé fut un temps le remix de Sovnger, Breathless, par Alex Gopher : une tuerie electro absolument imparable ! Ca ne débande pas, mais ça déborde pas non plus, tout ce qu’il faut là où il faut et quand il le faut !

DJ request. Le titre que tu as horreur que l’on vienne te demander  ?

Ca va être dur d’en choisir un seul, mais effectivement il y a des soirs où tu joues et les gens te demandent des trucs bien commerciaux qu’ils ont probablement entendu au moins deux fois dans la journée… Quand on me demande du reggaeton, ou alors du Shakira, Katy Perry, Avicii ou toutes ces merdes clubbing camping dans le genre… Là, je me demande vraiment ce que je fous là ! Je ne suis pas un gros fan de dubstep non plus, alors quand on me demande du Skrillex je fais mine de n’avoir jamais entendu ce nom de ma vie !

Le dernier morceau posé sur la platine pour conclure la nuit et renvoyer tout le monde au lit ?

J’adore finir par un bon vieux reggae ou un jazz swing bien dansant, les deux morceaux que j’ai le plus joué pour conclure mes sets sont la reprise de Nirvana par Paul Anka, Smells like Ten Spirit

… à égalité avec le Prince Fatty qui reprend Old Dirty Bastard, Shimmy Shimmy Ya :

Un dernier pour l’after, en appartement, avec les amis et le soleil levé ?

Et bien écoute, je ne suis pas hyper branché deep house mais n’importe que track de Nicolas Jaar ferait l’affaire, sinon je fond complètement à l’écoute de Reeves, par Andhim & Super Flu :

Prosper dans le texte, avec cette mixtape réalisée pour Rider Radio :

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