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Journal d'un DJ moyen
One trip into 4th world beatz and global grooves.
Miniman, steppa un nain
Miniman, discret dub activiste, sait faire vibrer les infrabasses : l’ex nantais publiait à l’époque son second album sous les couleurs du solide label Hammerbass. Steppa à souhait, aérien, Opus in dub minor était courant 2006 le sujet d’une causette avec son lunaire auteur, tranquillement installé sur la banquette en skaï d’un café parisien.
Dis-moi, Miniman, quelle est l’histoire de ton disque ?
C’est le fruit d’un long travail entrepris en 1997, des rencontres musicales, avec des gens comme avec le reggae, que j’ai pu faire. Toute cette période où j’ai mûri sur mon propre son, mes compos.
C’est le fruit de mes débuts au piano à treize ans, de la pop que j’ai écouté. De la techno. Tout ce mélange d’influences donne ce disque. Entre 1997 et 2004, je me suis beaucoup cultivé en reggae. Actuellement, je réécoute plutôt d’autres choses, Radiohead ou Iration Steppas. Cet amalgame de musiques m’a amené à ce que je recherche. Le dub me permet d’avoir, comme un peintre, différent paysages, diverses teintes que je modèle selon l’inspiration du moment.
Dis-moi, Miniman, tu es où sur la planète dub ?
J’essaye de ne pas faire d’esclandre, de me comporter en bon citoyen ! C’est bien, la palette de couleurs est assez diverse en France.
C’est de la scène underground que j’ai tiré de la force et de l’espoir pour continuer. Et j’utilise toujours cette force.
Dis-moi, Miniman, et l’Angleterre ?
Bien. Mon premier maxi, sur le label Zion Gate, est le premier vinyle français qui a été joué sur sound system en Angleterre, c’est puissant. C’est positif, ça donne une force de voir que ton son est reconnu, et surtout qu’il fait danser les gens. C’est une reconnaissance naturelle.
Dis-moi, Miniman, quel est l’élément indispensable pour être dub ?
La foi et l’amour. Et la fête !
Cette interview est parue dans le hors-série reggae & dub de Open Mag en mai 2006.














